Une trentaine de salariés de l'imprimerie Léonce Deprez était en grève mardi 4 octobre. Ils réclamaient un nouvel accord sur le transfert d'entreprise. L'imprimerie projetait de déménager une partie de ses activités (prépresse, administration et impression) sur le site de Wancourt à une quarantaine de kilomètres du site de Ruitz.
Les responsables syndicaux souhaitaient revoir à la hausse les conditions d'indemnisation liées à ce déménagement (transport) ainsi que les conditions de licenciement pour les salariés ne voulant pas être délocalisés. Les délégués de la CGT s'inquiétaient également du nombre croissant de licenciements au cours des dernières années (21 licenciements depuis un an).
Les grévistes ont occupé l'entrée du site de Ruitz mardi matin à partir de 6h sans toutefois empêcher l'accès du site aux non-grévistes et aux livraisons. La grève a été levée le même jour à 20h suite à l'annonce d'un accord entre les grévistes et la direction
L'administration restera à Ruitz
Contacté par Graphiline, Eric Barbe, délégué syndical CGT, annonce que les revendications des salariés ont été entendues par la direction. Les salariés dont l'activité est déplacée à Wancout percevront une augmentation mensuelle de 150 euros pour compenser la perte de salaire liée au trajet. Le plan de départ prévoyait une indemnisation de 50 euros ainsi qu'un accord individuel pour chaque salarié. Ce dernier est de fait supprimé, précise Eric Barbe.
Enfin, le mode de licenciement pour les salariés refusant la délocalisation a été modifié. Ceux-ci seront licenciés pour raison économique et non plus pour cause réelle et sérieuse, comme cela avait été envisagé dans un premier temps. Le plan de déménagement a également été modifié. Seuls les services prépresse et impression déménageront à Wancourt. L'administration restera à Ruitz.
Aucun impact sur la production
De son côté, le directeur de l'imprimerie, Léonce-Antoine Deprez, indique que "les intérêts des travailleurs et les intérêts de la direction, qui sont également les intérêts des clients, ont été conservés pour continuer la bonne progression de l'entreprise et son adaptation au marché".
"Ce mouvement n'a eu aucun impact sur la gestion de l'entreprise, sur le bon déroulement de la production et sur les relations avec nos clients, ce qui est le but premier de l'entreprise", a-t-il souligné.
Spécialisé dans les magazines, catalogues et prospectus, le rotativiste Léonce Deprez a réalisé en 2014 un chiffre d'affaires de près de 38 millions d'euros.