Les salariés de Bopack (Autajon) obtiennent gain de cause 4 ans après leur licenciement

La cour d'appel d'Angers a finalement donné raison aux ex-salariés de l'imprimerie Bopack, à Bazouges-sur-le-Loir (72), qui contestaient leur licenciement depuis 2012.

L'usine de Bopack, qui a fermé ses portes en 2012, faisait partie du groupe Bopack France Etiquettes, rachetée par le groupe Autajon en 2009. Installé à Bazouges-sur-le-Loir (72), le site était spécialisé dans l'impression d'étiquettes pour l'agroalimentaire. À l'époque, le groupe Autajon avait justifié la fermeture de l'imprimerie par des difficultés économiques et un manque de rentabilité.

Une décision qui avait provoqué la colère des 37 salariés et entrainé plusieurs semaines de grève. Principaux motifs de contestation : des propositions de reclassement jugées inadaptées et des indemnisations insuffisantes.

Sur les 30 salariés licenciés (sur 37), 13 avaient contesté leur licenciement devant les tribunaux. Une demande rejetée en première instance par les prud'hommes du Mans.

Fermeture sans causes réelles et sérieuses

Mais après 4 ans de procédure, la cour d'appel d'Angers a finalement rompu ce jugement en décembre, estimant que l'usine de Bopack avait fermé en 2012 "sans causes réelles et sérieuses" et que la cessation d'activité de l'usine n'était pas nécessaire. Les ex-salariés concernés seront donc indemnisés selon leur ancienneté. Il reste cependant au groupe Bopack la possibilité de se pourvoir en cassation.

L'usine Bopack, fabricant d'étiquettes implanté depuis quarante ans à Bazouges-sur-le-Loir, vendait sa production localement et à des groupes de l'industrie agroalimentaire et pharmaceutique. Avant la lente dégradation économique de l'usine suivie de sa fermeture, l'activité battait son plein sur le site, qui fonctionnait en trois-huit.

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