« Toutes et tous avec les Crèvecoeur le mercredi 27 février devant Bercy ! » C'est par ce slogan que la Filpac-CGT appelle à une mobilisation pour soutenir les ex-salariés de l'usine Arjowiggins Security à Crèvecoeur.
Le 16 janvier dernier, la liquidation de l'entreprise a été prononcée seulement 10 mois après son rachat par le groupe d'investissements germano-suisse Blue Motion Technologies. Le site employait 240 salariés.
La Filpac-CGT dénonce l'inaction de l'État dans ce dossier. « L'État français reste muet et injoignable malgré cette situation des plus préoccupantes, tant pour les pays clients que pour notre industrie de haute technologie qui se trouve remise en cause par cette attitude irresponsable. »
Des engagements non tenus par les nouveaux propriétaires
La CGT alerte depuis plusieurs mois sur la situation de l'usine. Malgré leur engagement initial, les nouveaux propriétaires n'ont en effet pas investi d'argent dans la société. Contrairement à l'État et aux collectivités qui ont eux, investis 600 000 euros pour créer un nouveau pont afin de faire passer des semi-remorques jusqu'à l'usine à papier.
L'usine d'Arjowiggins est spécialisée dans la fabrication de papier sécurisé pour les passeports, les cartes grises et les chèques de banque. Elle produisait également du papier pour billets de banque pour une centaine de pays.
L'organisation syndicale demande « une nationalisation temporaire, permettant la continuité de la production ». Elle donne rendez-vous à 11h devant Bercy ce mercredi 27 février.