Mecapack à l'arrêt après un incendie : 230 salariés en chômage technique

Un feu s'est déclaré le 28 mars au soir dans l'usine vendéenne de Mecapack, constructeur de machines de conditionnement. Les 4 500 m2 du rez-de-chaussée sont détruits. Une enquête est en cours et l'activité est suspendue.

Le feu a pris vendredi soir, vers 21 h 30. Dans les ateliers de l'usine Mecapack, à Pouzauges en Vendée, trois salariés en poste à l'usinage remarquent les premiers départs de fumée. Le temps de prévenir les secours, le rez-de-chaussée est déjà envahi par les flammes. Au fil des heures, la situation s'aggrave : les vitres explosent, les plafonds s'effondrent, la structure métallique se déforme sous l'effet de la chaleur, décrit France Bleu Loire Océan. L'intervention des pompiers durera plus de six heures.

4500 m2 du bâtiment de Mecapack détruits

Mecapack, constructeur de machines de conditionnement destinées à l'agroalimentaire, la collectivité, la pharmaceutique, le médical, l'industrie et la grande distribution, voit son principal outil de production brutalement interrompu. L'entreprise de 230 salariés réunit à Pouzauges les activités de conception, d'assemblage, d'usinage, d'essais et de support technique. Ce soir-là, 4 500 m2 du bâtiment sont détruits. Les 2 000 m2 du sous-sol, où se trouvaient les trois opérateurs, sont épargnés, selon Ouest France.

Une intervention sous tension

71 pompiers venus de 20 centres se sont mobilisés, selon le Service départemental d'incendie et de secours de Vendée. Sur place, les équipes ont lutté plusieurs heures pour contenir l'incendie et empêcher sa propagation vers les niveaux inférieurs. Interrogé par France Bleu Loire Océan, le lieutenant Luc Amelot, chef du centre de secours de Pouzauges, évoque une opération difficile : "Ça a été une course contre-la-montre et un challenge pour essayer de maintenir le feu au maximum."

Salariés suspendus, solidarité au rendez-vous 

Dès le lendemain, les 230 salariés de Mecapack ont été placés en chômage technique. Une cellule de crise a été constituée. Sur sa page d'accueil internet, Mecapack parle d'un "incendie dévastateur" et d'un "coup de frein temporaire" à ses "projets de croissance en France et à l'export". Elle affirme mobiliser ses équipes "jour et nuit" pour assurer la continuité de l'activité. Aucune date de reprise n'a pour l'instant été annoncée.

Dans les heures qui ont suivi, plusieurs chefs d'entreprises du secteur ont proposé leur aide. Selon France Bleu Loire Océan, des offres concrètes de locaux provisoires - bureaux ou espaces de stockage - ont été transmises à Mecapack.

Parallèlement, une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les causes du sinistre.

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